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Après avoir dignement
célébré son cinquantième anniversaire en invitant ses fans à savourer le
plantureux 22 Dreams (2008), Paul Weller semble avoir conservé, une fois
digéré ce repas de fête un peu trop roboratif, un penchant coupable pour la
profusion. Pour la deuxième fois consécutive, le modfather donne ainsi
l’impression d’avoir les yeux un peu plus gros que le ventre en privilégiant la
quantité (seize morceaux) au détriment d’un travail de fond plus exigeant et
d’une sélection plus sévère. On apprécie trop les talents de songwriter du
grand homme pour ne pas penser qu’il s’agit là d’un parti-pris esthétique qui a
le mérite d’être clairement assumé : dépassant rarement les deux minutes,
les morceaux s’enchaînent ici à la manière d’un patchwork sonore, alors que les
bribes de mélodies succèdent aux plages sonores plus expérimentales, et parfois
même franchement dissonantes, au sein d’une même chanson.
Plus encore que les contributions, somme toute assez anecdotiques, des invités du jour (le vieux complice Bruce Foxton, Kevin Shields ou Bev Bevan de The Move), c’est donc ce sentiment de collage hétéroclite et d’inachèvement permanent qui domine ici. Et même si cette apparence brouillonne résulte davantage d’un choix délibéré que d’une faiblesse tardive de la plume, bien excusable passé le demi-siècle, elle n’en demeure pas moins frustrante. Et en dépit de l’immense respect qui lui est dû, on préfère encore entendre Paul Weller donner quelques preuves supplémentaires, certes superflues, de sa maîtrise sans faille des schémas pop et surtout soul les plus classiques (les somptueux No Tears Left To Cry ou Find The Torch, Burn The Plans) que de le suivre dans ses digressions plus audacieuses mais trop souvent inabouties.
Plus encore que les contributions, somme toute assez anecdotiques, des invités du jour (le vieux complice Bruce Foxton, Kevin Shields ou Bev Bevan de The Move), c’est donc ce sentiment de collage hétéroclite et d’inachèvement permanent qui domine ici. Et même si cette apparence brouillonne résulte davantage d’un choix délibéré que d’une faiblesse tardive de la plume, bien excusable passé le demi-siècle, elle n’en demeure pas moins frustrante. Et en dépit de l’immense respect qui lui est dû, on préfère encore entendre Paul Weller donner quelques preuves supplémentaires, certes superflues, de sa maîtrise sans faille des schémas pop et surtout soul les plus classiques (les somptueux No Tears Left To Cry ou Find The Torch, Burn The Plans) que de le suivre dans ses digressions plus audacieuses mais trop souvent inabouties.
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