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Gentil bolide lancé à petite vitesse sur les circuits indépendants de la pop américaine, Oh No Oh My a jusqu’ici publié des disques à comptes d’auteur. Formé en 2004 à Austin (Texas), ce quatuor d’enthousiastes et juvéniles multi-instrumentistes a ainsi enregistré et distribué un album (On No! Oh My!, 2006) et deux EP avec ses huit mimines dégourdies. À sillonner sans relâche les États-Unis et l’Europe, le groupe s’est taillé une petite réputation, appelée à enfler dans les mois à venir, avec ce disque épatant qui concentre une somme faramineuse de qualités en une douzaine de chansons étincelantes. People Problems est un songe doux-amer d’où émergent les souvenirs de Death Cab For Cutie, The Shins, The Impossible Shapes, Ben Folds Five, Josh Rouse ou encore Yo La Tengo. Soit une écriture à la fois efficace et parfaitement élégante, qui délivre des tubes en pagaille, portés par des arrangements au classicisme assumé et les voix brise cœur de Greg Barkley et Daniel Hoxmeier.
Les guitares découpent des riffs tendres et imparables, souvent doublés par des chœurs, des claviers, des cuivres ou des cordes. La production joue la carte d’une simplicité chaleureuse, les instruments entourent amoureusement mélodies et chant sans les étouffer (Again Again est à ce titre une merveille absolue à faire écouter à tout aspirant songwriter qui chercherait à savoir comment peut bien être fichue une chanson pop parfaite). Oh No Oh My est fortiche sur tous les terrains : l’envolée sixties avec claviers et cordes (No Time For Talk), le crescendo céleste et candide (I Don’t Know), la miniature criminelle (So I Took You), le psychédélisme en dégradés de gris (Not The One), les sucreries sautillantes (Brains ou There Will Be Bones, qui devrait rendre fier Paul McCartney). À la maison, on appelle ça un disque de chevet, celui qu’on écoute quand on a rien envie d’écouter, celui qui met du baume au cœur.
> Écoutez People Problems en intégralité.
> Les dates de l'imminente tournée française.
Les guitares découpent des riffs tendres et imparables, souvent doublés par des chœurs, des claviers, des cuivres ou des cordes. La production joue la carte d’une simplicité chaleureuse, les instruments entourent amoureusement mélodies et chant sans les étouffer (Again Again est à ce titre une merveille absolue à faire écouter à tout aspirant songwriter qui chercherait à savoir comment peut bien être fichue une chanson pop parfaite). Oh No Oh My est fortiche sur tous les terrains : l’envolée sixties avec claviers et cordes (No Time For Talk), le crescendo céleste et candide (I Don’t Know), la miniature criminelle (So I Took You), le psychédélisme en dégradés de gris (Not The One), les sucreries sautillantes (Brains ou There Will Be Bones, qui devrait rendre fier Paul McCartney). À la maison, on appelle ça un disque de chevet, celui qu’on écoute quand on a rien envie d’écouter, celui qui met du baume au cœur.
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