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De toutes les métamorphoses radicales recensées dans l’histoire de la pop, celle qui a vu Kevin Barnes passer progressivement du rang de discret bricoleur néo-primitif au statut de superstar glam-funk autoproclamée, capable de se dépoiler sur scène avant d’enchaîner les duos avec Kanye West ou Janelle Monae, est loin d’être la moins étonnante. Toujours aussi prolixe, l’ancien membre du collectif de farfelus Elephant 6 n’en finit plus de prendre ses distances avec les innocents babillages psyché pop de ses débuts minimalistes sur ce onzième album caractérisé par le même sens de la démesure que ses prédécesseurs immédiats. En dépit du fait que Barnes ait cette fois déserté les dorures et les fastes des studios californiens où il avait enregistré False Priest (2010) pour revenir au confort plus rustique et familier de son home studio, on retrouve en effet ici la même exubérance sonore et les mêmes télescopages délirants entre le R&B déviant et les collages psychédéliques.
Incapable de s’imposer une quelconque limite, Barnes a le mérite de pousser jusque dans leurs derniers retranchements les structures disloquées de ses chansons. Lorsque ces dernières résistent à l’épreuve de ce crash-test lysergique, le résultat n’en est que plus fascinant. En revanche, lorsque leur auteur se pique de références à la musique contemporaine (Ye, Renew The Plaintiff, Exorcismic Breeding Knife) et divague complaisamment pendant de trop longues minutes bien loin de toute trame mélodique, l’amusement cède le pas à l’ennui. Les foldingues peuvent être bien sympathiques tant qu’ils ne donnent pas l’impression de se prendre trop au sérieux.
Incapable de s’imposer une quelconque limite, Barnes a le mérite de pousser jusque dans leurs derniers retranchements les structures disloquées de ses chansons. Lorsque ces dernières résistent à l’épreuve de ce crash-test lysergique, le résultat n’en est que plus fascinant. En revanche, lorsque leur auteur se pique de références à la musique contemporaine (Ye, Renew The Plaintiff, Exorcismic Breeding Knife) et divague complaisamment pendant de trop longues minutes bien loin de toute trame mélodique, l’amusement cède le pas à l’ennui. Les foldingues peuvent être bien sympathiques tant qu’ils ne donnent pas l’impression de se prendre trop au sérieux.
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