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Au pays de la cover et du lounge, la
séquelle est un exercice coutumier, appréhendé de manière généralement
favorable. Le succès du Jazz Samba de
Stan Getz (1963) a tout naturellement amené à un Jazz Samba Encore ! dès l’année suivante, et il n’y eut guère que
les réactionnaires les plus belliqueux (qui sont, il est vrai, des dizaines de
millions aujourd’hui !) pour mégoter. Ce n’est donc pas la répétition de la
même formule, à quelques variations près (de style et de personnel), qui jouera
en défaveur du successeur de Nouvelle
Vague, paru en 2003.
Collectif formé sur un pari apparemment dérisoire et divertissant, Nouvelle Vague ne fonctionne pourtant jamais mieux que lorsqu’il se fait le plus dépouillé et le plus drastique possible. La reprise nue de The Killing Moon d’Echo And The Bunnymen, qui ouvre l’album, en constitue une preuve saisissante, sans compter que l’idée de faire susurrer à une demoiselle une comptine sur l’éjaculation précoce est aussi bienvenue que le Too Drunk To Fuck chantée précédemment par Camille.
En revanche, les reprises de Don’ Go de Yazoo et Bela Lugosi’s Dead de Bauhaus façon Morcheeba/Attica Blues ou Dancing With Myself du pourtant déhanché Billy Idol à la manière de Lisa Ekdahl semblent hors sujet, comme si Marc Collin et Olivier Libaux, jamais à courts de nouveaux projets, avaient déjà la tête ailleurs, au lieu de simplement chercher à chatouiller le puriste new-wave sous les aisselles. À moins que le fétichisme du chiffre 3 ne les amène à constituer une trilogie qui mettra tout le monde d’accord, pour réévaluer cette Bande À Part singulièrement désunie.
Collectif formé sur un pari apparemment dérisoire et divertissant, Nouvelle Vague ne fonctionne pourtant jamais mieux que lorsqu’il se fait le plus dépouillé et le plus drastique possible. La reprise nue de The Killing Moon d’Echo And The Bunnymen, qui ouvre l’album, en constitue une preuve saisissante, sans compter que l’idée de faire susurrer à une demoiselle une comptine sur l’éjaculation précoce est aussi bienvenue que le Too Drunk To Fuck chantée précédemment par Camille.
En revanche, les reprises de Don’ Go de Yazoo et Bela Lugosi’s Dead de Bauhaus façon Morcheeba/Attica Blues ou Dancing With Myself du pourtant déhanché Billy Idol à la manière de Lisa Ekdahl semblent hors sujet, comme si Marc Collin et Olivier Libaux, jamais à courts de nouveaux projets, avaient déjà la tête ailleurs, au lieu de simplement chercher à chatouiller le puriste new-wave sous les aisselles. À moins que le fétichisme du chiffre 3 ne les amène à constituer une trilogie qui mettra tout le monde d’accord, pour réévaluer cette Bande À Part singulièrement désunie.
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