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Dès le milieu
des années 90, Nicolai Dunger fut l’un des premiers “cowboys in Scandinavia", plaçant la Suède au premier rang des
postulants au titre de 51ème État américain. Mais un goût certain
pour l’abolition des frontières stylistiques et des relations assez fraiches
avec l’industrie du disque, ont un peu effacé les traces du songwriter ces
derniers temps. Le revoici au grand jour, avec sous le bras ce qui ressemble à
son album le plus accompli et lumineux. Notre homme a délaissé depuis longtemps
déjà les terres rocailleuses et aride du folk pour s’ouvrir à toutes les
nuances de la musique américaine des années 70. Sa voix magnifique le lui
permet. Play joue donc la carte d’un
folk rock (con)sensuel, richement et chaudement arrangé, aux inflexions souvent
soul.
Nicolai Dunger est simplement merveilleux en crooner élégant, entraîné par les roulements d’un piano (Can You avec flûtes qui papillonnent, Entitled To Play ou Time Left To Spend, qui tâte même du saxophone sans complexe). On imagine le grand blond vêtu d’un costume en velours vert bouteille, impérial et souriant, interpréter ces chansons sur le plateau du Ed Sullivan Show, entre Harry Nilsson ou Lee Hazlewood. Le très beau duo avec Nina Persson dans le rôle de Nancy Sinatra conforte cette vision sympathique. Play recèle aussi des morceaux plus simples, dont le petit chef-d’œuvre Crazy Train, porté par une mélodie et un riff de guitare mémorables et des chœurs lumineux : “If I’m dying before you, I will give you directions from here/Take my hand, I will lead you, you’ll be safe”. Rassurant, non ?
Nicolai Dunger est simplement merveilleux en crooner élégant, entraîné par les roulements d’un piano (Can You avec flûtes qui papillonnent, Entitled To Play ou Time Left To Spend, qui tâte même du saxophone sans complexe). On imagine le grand blond vêtu d’un costume en velours vert bouteille, impérial et souriant, interpréter ces chansons sur le plateau du Ed Sullivan Show, entre Harry Nilsson ou Lee Hazlewood. Le très beau duo avec Nina Persson dans le rôle de Nancy Sinatra conforte cette vision sympathique. Play recèle aussi des morceaux plus simples, dont le petit chef-d’œuvre Crazy Train, porté par une mélodie et un riff de guitare mémorables et des chœurs lumineux : “If I’m dying before you, I will give you directions from here/Take my hand, I will lead you, you’ll be safe”. Rassurant, non ?