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Bosseurs
impénitents, Nick Cave et Warren Ellis rassemblent aujourd’hui l’essentiel de
leurs travaux communs pour le cinéma sur le copieux White Lunar. D’emblée, on se demande comment les deux Australiens
sont parvenus, entre leurs diverses activités au sein des Bad Seeds et
Grinderman (albums et tournées consécutives), à enregistrer le matériel de ce double
album ? Aussi fourni que la barbe d’Ellis, le travail lié à ces bandes
très originales n’a en effet rien d’une récréation. Essentiellement
instrumentales, leurs variations pour claviers (piano, orgue), violon et
guitare électrique dévoilent des arrangements très écrits. Déjà disponible sur
disque, les thèmes du sublime The
Assassination Of Jesse James By The Coward Robert Ford (2007) – dont le
réalisateur, John Hillcoat, est également australien – rejoignent aujourd’hui ceux composés pour des films moins exposés
tels que The Proposition (2005), The Road (2009), deux films encore
réalisés par ledit Hillcoat, The English
Surgeon (2007) et The Girl Of Phnom
Penh (2009).
Mais l’esprit reste le même, qui, dans une démarche artistique proche de celle de Stuart A. Staples pour Claire Denis (What Must Be Done, The Road), mise tout sur l’émotion. Plus aérien que Dirty Three – l’absence quasi totale de percussions, sans doute – l’onirique duo réveille même, le temps d’un Me Nea d’anthologie, des sentiments enfouis chez les inconsolables de Labradford. Et si, à plusieurs reprises, Nick Cave ne résiste pas au plaisir de donner de la voix (The Rider Song, The Rider N°2, Gun Thing), c’est dans un registre plus parlé que chanté qui ne rompt jamais l’ambiance feutrée de White LunarOù, c’est inédit avec ces oiseaux de nuit, la beauté ne se cache plus sous un chaos plus ou moins orchestré… Même sans paroles, les disques de Nick Cave demeurent plus bouleversants que jamais.
Mais l’esprit reste le même, qui, dans une démarche artistique proche de celle de Stuart A. Staples pour Claire Denis (What Must Be Done, The Road), mise tout sur l’émotion. Plus aérien que Dirty Three – l’absence quasi totale de percussions, sans doute – l’onirique duo réveille même, le temps d’un Me Nea d’anthologie, des sentiments enfouis chez les inconsolables de Labradford. Et si, à plusieurs reprises, Nick Cave ne résiste pas au plaisir de donner de la voix (The Rider Song, The Rider N°2, Gun Thing), c’est dans un registre plus parlé que chanté qui ne rompt jamais l’ambiance feutrée de White LunarOù, c’est inédit avec ces oiseaux de nuit, la beauté ne se cache plus sous un chaos plus ou moins orchestré… Même sans paroles, les disques de Nick Cave demeurent plus bouleversants que jamais.
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