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L'œuvre de The
Microphones occupe une place de choix dans le catalogue de K Records et de
l'indie américain : Phil Elverum s'y est illustré comme l'un des plus grands
auteurs de chansons folk cafardeuses des années 90 et 2000. Il est aussi
responsable avec The Glow Pt. 2 (2001) d'un disque touchant à la
perfection. Après la sortie du déroutant Mount Eerie (2004), le touchant prodige met fin
à The Microphones pour se consacrer pleinement à son nouveau projet et concevoir
une suite discographique dans la lignée de ses récents chantiers.
Ainsi, après avoir sorti depuis de nombreux concerts, coffrets de photos, réalisé une multitude de projets farfelus et trois albums officiels sous le nom de cette montagne hantant ses souvenirs juvéniles, il revient avec Wind's Poem. Un magnifique Lp qui s'inscrit dans cette tendance récente de nombreux musiciens contemporains à rechercher une inspiration folk intimiste et noisy dans la nature. L'introductif Wind's Dark Poem, avec sa guitare drone et tonitruante, rappelle ainsi les productions du duo canadien Nadja alors que les titres les plus calmes évoquent la grâce hiératique de Grouper. Lorsque le morbide se mêle au fantastique, Between Two Mysteries emprunte à Badalamenti la mélodie forestière la plus inquiétante de Twin Peaks. Lost Wisdom Pt. 2 et Summons reprennent la route du Palace, là où Will Oldham l'avait laissée avec Viva Last Blues (1995).
Qu'il s'agisse de metal tirant vers le drone, de dark folk synthétique, ou de n'importe quel autre style revisité dans ce Wind's Poem, il est néanmoins certain que cet album s'approche à nouveau du sublime. Quelque soit l'habillage sonore des albums de Phil Elverum, sa tendance aux tourments semble rester son incomparable marque de fabrique, au même titre que la constante qualité de ses chansons.
Ainsi, après avoir sorti depuis de nombreux concerts, coffrets de photos, réalisé une multitude de projets farfelus et trois albums officiels sous le nom de cette montagne hantant ses souvenirs juvéniles, il revient avec Wind's Poem. Un magnifique Lp qui s'inscrit dans cette tendance récente de nombreux musiciens contemporains à rechercher une inspiration folk intimiste et noisy dans la nature. L'introductif Wind's Dark Poem, avec sa guitare drone et tonitruante, rappelle ainsi les productions du duo canadien Nadja alors que les titres les plus calmes évoquent la grâce hiératique de Grouper. Lorsque le morbide se mêle au fantastique, Between Two Mysteries emprunte à Badalamenti la mélodie forestière la plus inquiétante de Twin Peaks. Lost Wisdom Pt. 2 et Summons reprennent la route du Palace, là où Will Oldham l'avait laissée avec Viva Last Blues (1995).
Qu'il s'agisse de metal tirant vers le drone, de dark folk synthétique, ou de n'importe quel autre style revisité dans ce Wind's Poem, il est néanmoins certain que cet album s'approche à nouveau du sublime. Quelque soit l'habillage sonore des albums de Phil Elverum, sa tendance aux tourments semble rester son incomparable marque de fabrique, au même titre que la constante qualité de ses chansons.