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Après un album “dance”
largement passé inaperçu (Last Night,
2008), Moby a choisi d’enregistrer un disque de nerd à la maison, dans un registre
mélancolique qui lui a parfois réussi. L’impulsion lui serait venue en écoutant
David Lynch causer créativité. Moby a toujours été fasciné par le réalisateur
américain. D’ailleurs, il lui doit son premier vrai succès avec Go qui exploitait, en 1992, le thème de Twin Peaks. Aujourd’hui, Lynch signe la
vidéo (en dessin et en noir et blanc) de l’instrumental Shot In The Back In The Head, qui n’est pas le morceau le plus
lynchien d’un Lp comportant deux titres très inspirés par Angelo Badalamenti (Division, Ghost Return).
On connaît bien les tics de Moby : un goût coupable pour les sons synthétiques planants à la limite du cheesy, des vocaux bluesy-soul basés sur quelques phrases tournées en boucle. Pale Horses, Walk With Me et Study War (avec son sample hors d’âge) reprennent les ingrédients de cette formule usée… qui fonctionne toujours. Entouré d’effets vintage, d’amis chanteurs inconnus et d’un concept pour chaque titre, Moby s’est visiblement fait plaisir. Le résultat ne correspond pas toujours au déclic initial : Mistake, seul titre chanté par lui-même, ressemble effectivement à une réminiscence new-wave, mais Wait For Me, censément inspiré par Black Flag, est une splendide ballade au piano aux voix féminines élégiaques. Au crédit majeur de cet album trop généreux (seize titres), quelques belles découvertes vocales, comme la tendresse blessée d’Hillary Gardner sur une chanson folk tout juste ourlée de synthés.
On connaît bien les tics de Moby : un goût coupable pour les sons synthétiques planants à la limite du cheesy, des vocaux bluesy-soul basés sur quelques phrases tournées en boucle. Pale Horses, Walk With Me et Study War (avec son sample hors d’âge) reprennent les ingrédients de cette formule usée… qui fonctionne toujours. Entouré d’effets vintage, d’amis chanteurs inconnus et d’un concept pour chaque titre, Moby s’est visiblement fait plaisir. Le résultat ne correspond pas toujours au déclic initial : Mistake, seul titre chanté par lui-même, ressemble effectivement à une réminiscence new-wave, mais Wait For Me, censément inspiré par Black Flag, est une splendide ballade au piano aux voix féminines élégiaques. Au crédit majeur de cet album trop généreux (seize titres), quelques belles découvertes vocales, comme la tendresse blessée d’Hillary Gardner sur une chanson folk tout juste ourlée de synthés.