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On voudrait commencer, une fois n'est pas coutume, par conseiller à tous et toutes la lecture de l'excellente nouvelle d'Eduardo Mendoza, Sans Nouvelles De Gurb. Racontant l'histoire farfelue d'un extra-terrestre découvrant les délices de la vie terrienne, ce bouquin, exactement comme La Cancion De Gurb de Migala, est un ovni, une sorte d'introduction métaphorique au plaisir augmentée d'une ode aux excès en tout genres. Car bien évidemment, c'est écrit dessus, Restos De Un Incendio est un disque chaud, brûlant même ! Il témoigne d'une puissance de feu inédite, manifestement acquise à la dure, sur la route. Comme autant de samouraïs attisés par un même désir d'en découdre avec la fièvre qui les ronge, nos sept madrilènes et leur nouvelle boîte de Pandore n'ont effectivement pas fini d'empêcher Stuart Staples et les siens de dormir. Car c'est bel et bien dans le pré carré d'herbe tendre habituellement réservé aux Tindersticks que Migala s'ébroue désormais avec un affront peu commun et une maestria impressionnante, probablement dû à la présence du surdoué Nacho Vegas. Désormais définitivement intégré au collectif, le beau chevelu donne ici à admirer une nouvelle facette de son talent et fait s'envoler sa guitare électrique au cours de longues plages mélodico-bruitistes dignes du meilleur Robert Smith, revisitant au passage quelques-unes des plus belles chansons de Diciembre 3 A.M., Así Duele Un Verano et Arde. Enregistré en conditions live mais sans public , Restos De Un Incendio s'impose, selon le point de vue, comme l'album idéal pour découvrir ces Espagnols ou l'indispensable résumé de cinq années d'un rêve devenu réalité. En espérant ne jamais se retrouver sans nouvelles de Migala...
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