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Le phénoménal et fascinant taux de bile,
de cynisme acerbe et de vraie méchanceté qui infusait de la lecture de son
précédent ouvrage nous avait confortés dans l’idée que Luke Haines était décidément
un chic type. Et l’on savait que Bad
Vibes (2009) aurait une suite, traitant de l’éclatement de The Auteurs, de
l’avènement puis de la chute de Black Box Recorder et d’autres grandes et
petites aventures de… l’auteur dans les méandres du music business. Post Everything est bien évidemment tout
aussi indispensablement cruel et hilarant que son prédécesseur, l’écriture de
l’ancien Baader-Meinhof y semble même encore plus incarnée, aussi jouissive que
vivante et toujours très méchante. Outre quelques croquignolesques descriptions
d’abus d’alcool en compagnie de son compère John Moore, on y apprendra comment
vivre très confortablement au dépens des maisons de disques, comment l’audace
maléfique d’un manager inconscient vous permettra d’investir en temps de crise
dans une résidence secondaire et surtout comment régler ses comptes une bonne
fois pour toute avant d’envisager enfin la maturité d’un œil égrillard. Une
fois de plus, Luke Haines y met tout ce qu’il faut, et bien plus encore, même
les anglophiles que ses aventures discographiques récentes auraient
laissés de marbre peuvent y aller les yeux fermés.
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