- Tous
- Chronique d'album
-
Interviews
A lire
- Tous
- Chronique d'album
- Interviews
Sachant qu'ils seraient attendus au tournant, c'est un deuxième Lp étonnamment marqué par une nouvelle direction que nos deux éphèbes ont concocté tranquillement, au sein de leur studio flambant neuf situé dans leur Charente natale. Les références de base, constitutives de leur identité sonore, sont toujours présentes. Le fantôme de Ian Curtis hante plus que jamais certaines compositions (le tubesque Shy et l'éclatant And We Run en sont les plus brillants exemples). Et il reste encore quelques empruntes toxiques du Velvet Underground (l’excellent Down Our Streets). La mini-révolution amorcée avec ce nouveau disque tient davantage de la production. Décidés à rendre leur musique plus directement pop, les deux inséparables ont préféré miser ici sur un son plus musclé et plus propre.
Ainsi, au risque de rompre avec le charme artisanal de leur livraison inaugurale, Time For The Devil (titre inspiré d'une nouvelle de Fernando Pessoa, A Hora Do Diabo) est entièrement imprégné d’une nouvelle ambiance sonore où la basse vrombissante est proéminente, et les voix – hantée et caverneuse pour Nicolas Congé, lyrique et parfois instable pour Camille Berthomier –, mises en avant. Ajouté à cela une thématique gothique et l'on se rapproche davantage de Siouxsie & The Banshees que du Velvet. Mais les meilleures chansons de John & Jehn sont les plus lumineuses, comme ce morceau caché qui sonne très glam rock. Finalement, là où beaucoup d’autres groupes se seraient fourvoyés, le duo parvient à atteindre son but : maîtriser sa fougue originelle pour la placer dans un cadre plus ambitieux.
Les 20 derniers articles ( Chronique d'album )
-
My Bloody Valentine EP's 1988-1991 / Isn't... chronique d'album
-
The Magnetic North Orkney: Symphony Of The... chronique d'album
-
Kevin Tihista's Red Terror On This Dark Street chronique d'album
-
Principles Of Geometry Burn The Land & Boil The... chronique d'album