- Tous
- Chronique d'album
-
Interviews
A lire
- Tous
- Chronique d'album
- Interviews
Nouveau venu dans la famille, le pianiste Slim Batteux – remarqué aux côtés de Johan Asherton – illumine chaque titre à l’orgue Hammond d’effluves teintés de jazz. Entre ses doigts, le légendaire clavier, déjà croisé sur Dolorès (1996) et Mustango (1999), fait alors tournoyer Vendre Les Prés et le single Les Rouges Souliers du fond d’une cabine Leslie jusqu’au sommet du Col de la Croix Morand, où le J.J. Cale auvergnat a ses habitudes. Nourri aux chefs-d’œuvre de Swell et Silver Jews, le Moujik cultive ce même folk éclectique gorgé de soul qui sied tant à sa faconde. Et s’il s’accommode toujours aussi mal d’un système qui le restreint, au moins a-t-il trouvé avec Sans Pitié Pour Le Cheval la métaphore idéale pour dresser son propre portrait : loin de l’enclos, le chanteur érotomane rue toujours. Retrouvant ces douze cordes et les ambiances (bruitages, chœurs décalés) qui, dès 1998, faisaient notre bonheur sur Live In Dolorès, il faut considérer ce Grand Lièvre comme l’un des chapitres essentiels d’une œuvre faite pour apprendre à Aimer, à l’écart de tous les braconniers d’une chanson française en pleine somnolence.
Les 20 derniers articles ( Chronique d'album )
-
My Bloody Valentine EP's 1988-1991 / Isn't... chronique d'album
-
The Magnetic North Orkney: Symphony Of The... chronique d'album
-
Kevin Tihista's Red Terror On This Dark Street chronique d'album
-
Principles Of Geometry Burn The Land & Boil The... chronique d'album
