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Pour n'en trouver rien, ou presque : les quelques samples de musiques traditionnelles posées sur la seconde plage (la longue Don't Digital) en sont peut-être issues. Mais rien n'est moins sûr. Pour le reste, plutôt ramassé (cinq titres, un peu plus d'une demi-heure), I Love You joue sur la distorsion du temps, les ambiances spatiales (le conclusif Syndromes, longue montée crashée dans une explosion d'échos bondissants) ou le flux et le reflux des nappes. Que propose cette œuvre enregistrée entre Baltimore, Portland et Rotterdam ? La vision hallucinée d'un monde globalisé (toutes les sources sonores se mélangent), où subsistent quelques poches de résistance (les chants et rythmes ancestraux baignant dans Ageless Isms). L'air de rien, Jason Urick signe surtout un bel album d'ambient rêveur, patraque et un brin kétaminé, dont les traces vocales ou humaines sont dépecées, concassées et répétées à l'envi, perdant ainsi tout leur sens – comme le porte-clés.
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