- Tous
- Chronique d'album
-
Interviews
A lire
- Tous
- Chronique d'album
- Interviews
En 2009, que peut un album lascif de
Hope Sandoval, lorsque Brightblack Morning Light s’affirme lentement mais
sûrement, et que Vetiver progresse à pas beaucoup plus rapides que le rythme de
ses ballades somnolentes ? Avec les musiciens de The Warm Inventions,
groupe toujours recentré autour de Colm O’Ciosoig qui l’accompagnait déjà lors
de sa première échappée belle (Bavarian Fruit Bread, 2001), la quadragénaire américano-mexicaine peut encore
beaucoup. Rêvant d’une Californie silencieuse et rendue au désert, elle
peaufine des textures sonores qui n’ont pas toutes été éprouvées à l’époque où
elle se cachait derrière le micro dans Mazzy Star.
Les audaces et originalités de Through The Devil Softly sont minimes, mais elles sont là, pour peu qu’on tende l’oreille. Et avec Sandoval, on tend forcément l’oreille, comme on essaie de déceler la chanteuse dans la pénombre lors de ses rares prestations scéniques. Plus naturelle, sa voix s’affirme à sa manière, se fait tout simplement plus mûre. Jusqu’à guider une orchestration qui tente effectivement de s’approprier quelques nouveaux schémas. Pour le meilleur (For The Rest Of Your Life, qui lorgne du côté du Pink Floyd de la période 1969/71 – pas étonnant quand on sait que Jim Putnam des Radas Bros a cosigné le mixage de l’album) et le moins mémorable (Trouble, qui ressemble à une chute de l’album You Are Free (2002) de Cat Power).
Évidemment en immersion dans ses chansons, qui pourtant gagnent toutes en concision, Hope Sandoval marche à son rythme, une avancée indissociable d’un élégant dialogue avec son passé. Même Suki Ewers, la claviériste de Opal et Mazzy Star, a été rappelée. Son jeu caressant est enveloppé par le son d’un harmonica, de l’autoharp, des clochettes… Pas si étonnant de la part d’une chanteuse dont le premier groupe, au mitan des années 80, se nommait Going Home.
Les audaces et originalités de Through The Devil Softly sont minimes, mais elles sont là, pour peu qu’on tende l’oreille. Et avec Sandoval, on tend forcément l’oreille, comme on essaie de déceler la chanteuse dans la pénombre lors de ses rares prestations scéniques. Plus naturelle, sa voix s’affirme à sa manière, se fait tout simplement plus mûre. Jusqu’à guider une orchestration qui tente effectivement de s’approprier quelques nouveaux schémas. Pour le meilleur (For The Rest Of Your Life, qui lorgne du côté du Pink Floyd de la période 1969/71 – pas étonnant quand on sait que Jim Putnam des Radas Bros a cosigné le mixage de l’album) et le moins mémorable (Trouble, qui ressemble à une chute de l’album You Are Free (2002) de Cat Power).
Évidemment en immersion dans ses chansons, qui pourtant gagnent toutes en concision, Hope Sandoval marche à son rythme, une avancée indissociable d’un élégant dialogue avec son passé. Même Suki Ewers, la claviériste de Opal et Mazzy Star, a été rappelée. Son jeu caressant est enveloppé par le son d’un harmonica, de l’autoharp, des clochettes… Pas si étonnant de la part d’une chanteuse dont le premier groupe, au mitan des années 80, se nommait Going Home.