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Making Mirrors de Gotye

chronique d'album
Le palmarès du batteur et électronicien australien (né en Belgique flamande) Wally De Backer, alias Gotye, a de quoi impressionner. Flirtant avec les plus hautes places des hit-parades depuis 2009, la consécration venait avec Making Mirrors – un troisième album paru en août 2011 aux Antipodes et couronné de plusieurs distinctions. Serions-nous donc passés à côté d'un artiste majeur ? Certes, personne ne reprochera à Gotye de ne pas avoir de “métier”.

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Comme dans un numéro de singe savant – habillant chaque titre d'un environnement musical distinct –, il passe en revue tous les styles et poncifs de la pop commerciale des quarante dernières années, de Men At Work (le single Somebody That I Used To Know) à Michael Bublé, en passant par Hall & Oates, Eddie Floyd, les Thompson Twins et les versions mainstream du Steve Miller Band, du trip hop, du reggae selon Police et du folk rock fromageux de la côte Ouest (une bassine, par pitié). Relatant une affaire de cœur personnelle, les paroles du disque sont quant à elles d'un vide sidéral, enfonçant une à une toutes les portes ouvertes des chansons d'amour. Une seule écoute de Making Mirrors suffit à mesurer la température de la soupe qui domine (comme partout ailleurs) les charts australiens, rendant la tâche si difficile aux indépendants.
Marc Gourdon
MAGIC RPM  #159

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