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Les amis de mes amis sont-ils mes amis ? La réponse, en musique comme dans la vie, n'est pas toujours celle qu'on souhaiterait. Camarades de jeux des indispensables Liars, les trublions de Fol Chen ont sur le papier tout pour plaire. Derrière le confort des masques et des concepts littéraires alambiqués, truchements souvent payants en terme d'images, les Angelenos proposent une pop évidemment postmoderne, où les prises live d'instruments sont hachées menues pour recomposer des échafaudages ultraperformants. On pense à Deerhoof qui aurait adopté une guitare acoustique et débridé en même temps son moteur robotique, n'hésitant plus à s'adonner quand l'occasion se présente aux joies simples du R&B pour blonde (C/U, They Came To Me). Une mixture qui séduit, dans un premier temps, par sa bizarrerie facile d'accès (les percutants Holograms, Ruins et This Is Where The Road Belongs), mais révèle, au fil des écoutes, son manque de substance. Au contraire de Liars, qui se dépasse sans cesse dans un bouillonnement cathartique pouvant aller jusqu'à l'effroi, Fol Chen se contente d’aligner ses bonnes idées et ses intentions (gentiment) perturbatrices. Et puisque la démonstration prend le pas sur le discours, on se met à douter de la sincérité des auteurs de Part II: The New December. On aurait souhaité que l'émotion trouve sa place au cœur de leur démarche, au lieu de cette intellectualisation de l'insouciance qui finit par sonner creux.