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Comment sortir de l’ordinaire du post-rock, genre
instrumental aux contours flous, quand on a pratiquement tout dit ? Peut-être
en allant chercher d’autres vérités comme l’annonce le titre du sixième album
de Do Make Say Think. Tout au long d’une discographie vouée à la peinture de
paysages sonores habités et ondulants, Ohad Benchetrit, mentor de ce groupe à
géométrie variable, a toujours fait preuve d’un talent de compositeur hors
pair, puisant autant dans un rock aux jeux de guitares contrastés que dans des
partitions cuivrées. C’est aussi un producteur hors norme qui est parvenu à se
forger une identité sonore sans être victime d’une quelconque mode, en
acclimatant les textures brutes, presque lo-fi, de certains motifs à des
envolées claironnantes méticuleusement orchestrées.
Moins ouvertement politique que ses voisins de Constellation, DMST a su renoncer aux séismes grandiloquents de Godspeed You Black Emperor ou Mono qui, par la force de l’habitude, se sont réduits à de sombres tempêtes dans un verre d’eau. Sur quatre longues plages d’une dizaine de minutes, Other Truths parcourt avec une souplesse rare tout un spectre d’émotions variées, se recroquevillant dans les recoins sombres d’une mélancolie en demi-teinte pour repartir de plus belle, porté par l’exaltation d’une brise légère avant de s’évaporer dans le lointain. L’apport vocal sporadique de la troupe Aakron Family, bref mais intense, fait directement référence aux complaintes déchirantes de Thee Silver Mt. Zion. Mais Do Make Say Think ne se retrouve jamais écrasé sous le poids de ses maux et sublime allègrement tout pessimisme par d’évanescents soubresauts minimalistes et autres envolées en mode mineur, préférant dès lors à l’esthétique tapageuse de la déflagration, celle moins attendue du vacillement.
Moins ouvertement politique que ses voisins de Constellation, DMST a su renoncer aux séismes grandiloquents de Godspeed You Black Emperor ou Mono qui, par la force de l’habitude, se sont réduits à de sombres tempêtes dans un verre d’eau. Sur quatre longues plages d’une dizaine de minutes, Other Truths parcourt avec une souplesse rare tout un spectre d’émotions variées, se recroquevillant dans les recoins sombres d’une mélancolie en demi-teinte pour repartir de plus belle, porté par l’exaltation d’une brise légère avant de s’évaporer dans le lointain. L’apport vocal sporadique de la troupe Aakron Family, bref mais intense, fait directement référence aux complaintes déchirantes de Thee Silver Mt. Zion. Mais Do Make Say Think ne se retrouve jamais écrasé sous le poids de ses maux et sublime allègrement tout pessimisme par d’évanescents soubresauts minimalistes et autres envolées en mode mineur, préférant dès lors à l’esthétique tapageuse de la déflagration, celle moins attendue du vacillement.