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Les Despondents ont un petit problème de choix. Veulent-ils jouer de la power-pop à la Dolly, ou essayer de tutoyer Sonic Youth ? On n'a rien contre un certain éclectisme, au contraire, même si, chez le trio toulousain, cela se traduit par des hésitations trop perceptibles pour être agréables. Mais c'est encore et surtout la voix qui pêche. Le chant de Sandrine Smallwood passe sur les titres les plus doux (Y A Des Jours Comme Ça) ou, à la rigueur, quand elle joue la victime éplorée dans Intention. Mais elle agace de banalité sur la plupart des titres, où elle retrouve des intonations de mauvaise new wave, genre Lydia Lunch de seconde catégorie. Malgré de bonnes idées d'arrangements (les invités au violoncelle ou à la flûte amènent vraiment quelque chose) et les quelques climats réussis, le groupe ne réussit malheureusement pas à développer un ensemble cohérent jusqu'à l'apocalypse promise.
Philippe Richard
MAGIC RPM  #35
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