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On y redécouvre avec plaisir ce mélange si particulier de beauté et de tristesse, ce folk sous Prozac propice à la rêverie cotonneuse. Qu’ils opèrent seuls ou bénéficient de quelques renforts ponctuels (Kramer, les Japonais de Ghost), Damon et Naomi parviennent toujours, avec une constance et une sincérité touchantes, à maintenir le cap qu’ils se sont fixés. Et l’on finit toujours par surmonter les quelques tentations de somnolence pour revenir se blottir dans le confort molletonné de leur univers intime. Le refuge idéal pour se couper quelques instants des trépidations frénétiques du monde extérieur.
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