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On Your Own Again de Cubenx

chronique d'album
Portant le titre d'une chanson de l'insaisissable Scott Walker (au menu de Scott 4, 1969), On Your Own Again est le premier album du Mexicain Cesar Urbina, alias Cubenx. Un choix n'ayant pour but que de refléter l'état d'esprit d'un électronicien qui rentrait chez lui après avoir bourlingué en Europe seul et inconsolable, certes, mais la tête pleine de nouveaux sons, pistes ou chemins buissonniers. Afin d'enrichir et diversifier l'electronica méditative et minimaliste de ses débuts – assez proche du travail de son compatriote Murcof qu'il vient incidemment rejoindre au sein de InFiné –, il s'est appliqué à la perfuser de cold-wave mélancolique (Thoses Days, Sun Dried), de deep house aquatique à la Jori Hulkkonen (Adrift At Sea, Lovebirds) ou encore de techno pur jus (les irrésistibles ondulations des basses XXL de l'énorme Wait & See). 


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Ce qui donne un aspect si caractéristique aux compositions de Cubenx, c'est la précision calligraphique avec laquelle il enlumine et illumine l'ouvrage, le parant de l'étrangeté irrationnelle et de la dimension spirituelle (Noir, Sueña Con Venados) que génère l'ingestion de végétaux psychotropes (Grass), au centre de la cosmogonie, des rites et croyances de ses ancêtres mayas et aztèques. Varié, mais cohérent, empreint de vague à l'âme mais jamais déprimant, les signes particuliers du transversal On Your Own Again sont indéniablement l'humanité, la profondeur du propos et la mise en son fort raffinée de l'opus (beaucoup de soin a été apporté à la position, hum, dans l'espace des éléments). Si tout se passe bien, Cesar Urbina ne devrait pas se sentir Encore Tout Seul, très longtemps.

Marc Gourdon
MAGIC RPM  #159

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