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François Fruit et Yugo Solo sont les frères d’armes des Américains de Mahjongg et plus particulièrement Lazer Crystal, et c’est dans cette logique rétrofuturiste que se retrouve la reprise envoûtante de Love Rainbow, titre qui était déjà un pastiche de pop robotique. Mais comment ne pas se perdre au jeu de la citation et de la copie conforme. Heureusement, Black Chinese II regorge de suffisamment d’idées pour créer d’attachantes relectures hybrides, surtout quand il s’aventure sur les terres de Kraftwerk et du cinéaste John Carpenter, ce dernier semblant décidément être une source d’inspiration en matière d’electro narrative et vintage. Là où les œillades du duo nous atteignent moins, c’est par cette utilisation intempestive de voix passées au vocoder, sabotage formel qui dessert le propos. Dans cette perspective de recyclage infini, la postmodernité de Câlin apparaît à la fois comme un horizon radieux et une prison douillette.
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