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Introducing de Brilliant Colors
chronique d'album
Trois filles
jouant guitare, basse et batterie et cultivant les mélodies et les sonorités
typiques de l'indie pop des années 80. Voici une formule pour le moins répandue
ces dernières années. Vivian Girls, Dum Dum Girls, The Girls At Dawn, et
aujourd'hui Brilliant Colors… Décidément, les jeunes Américaines pillent sans
vergogne la fameuse C86 en moins de temps qu'il leur en faudrait pour
dévaliser une boutique Agnès b. C'est au tour des Shop Assistants de se
retrouver détroussés par ce trio san franciscain, qui se situe dans la plus
pure tradition de l'écurie Slumberland. Guitare acérée, caisse claire tendue,
mélodies entêtantes, voix nerveuse, Jess Scott et ses comparses connaissent
leurs classiques sur le bout des ongles.
Tout se déroule comme si nous étions en Écosse au beau milieu des années 80, l'aura du lieu et du moment délavée. Si la ligne de chant du titre Absolutely Anything rappelle 99 Luftballons de Nena, les trente-six minutes de ces présentations laissent entrevoir les limites d'une formation qui ne quitte jamais les sentiers battus et ne laisse découvrir rien de bien de neuf. Aussi plaisantes que soient ces dix chansons, des Shop Assistants à Talulah Gosh, leur filon semblait tari depuis longtemps déjà. Le constat le plus intéressant réside dans ce que cet énième disque de redécouverte nous apprend sur une certaine forme de pop actuelle et son rapport au passé : il ne s'agit pas ici de revisiter un style pour y apporter (au minima) une identité propre, mais de singer un artiste, de le mimer jusqu'à la moelle et d'imaginer les chansons qu'il aurait pu composer aujourd'hui. Est-ce une façon curieuse de surmonter la nostalgie ou un aveu d'impersonnalité ?
Tout se déroule comme si nous étions en Écosse au beau milieu des années 80, l'aura du lieu et du moment délavée. Si la ligne de chant du titre Absolutely Anything rappelle 99 Luftballons de Nena, les trente-six minutes de ces présentations laissent entrevoir les limites d'une formation qui ne quitte jamais les sentiers battus et ne laisse découvrir rien de bien de neuf. Aussi plaisantes que soient ces dix chansons, des Shop Assistants à Talulah Gosh, leur filon semblait tari depuis longtemps déjà. Le constat le plus intéressant réside dans ce que cet énième disque de redécouverte nous apprend sur une certaine forme de pop actuelle et son rapport au passé : il ne s'agit pas ici de revisiter un style pour y apporter (au minima) une identité propre, mais de singer un artiste, de le mimer jusqu'à la moelle et d'imaginer les chansons qu'il aurait pu composer aujourd'hui. Est-ce une façon curieuse de surmonter la nostalgie ou un aveu d'impersonnalité ?