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D’autant plus que ce premier long format est signé chez Captured Tracks, le génial chasseur de têtes qui a déjà révélé Wild Nothing, Beach Fossils ou encore Craft Spells. Mais, contrairement à ces derniers, les guitares n’ont finalement que très peu de place face aux couches de synthétiseur, qui dessinent une myriade de luminescences tout au long de ce voyage temporel, dont le seul fil conducteur est la voix de Charlie Hilton, réverbérée et grave. Si l’ambiance est souvent à la dream pop ombrageuse (They Always Fly Away, Into Black), ou teintée de mélancolie new-wave (Controller, Ghost Dream – qui n’aurait pas fait tâche sur la bande originale de Drive), il y a dans la musique de Blouse quelques soubresauts revigorants. À l’instar de ces palpitations synthétiques sur fond de science-fiction (le tube alarmiste Time Travel), de cette Cure de jouvence (White) ou de cet hommage au shoegazing (l’entraînant single Videotapes). Revivalistes, mais jamais nostalgiques, les dix morceaux de Blouse invitent à se perdre sur les routes du temps, avec une femme au volant.
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