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Vous vous souvenez peut-être d'Orange, ce combo versaillais dont sont issus Jean-Benoît Dunckel, Nicolas Godin (alias Air ) et Alex Gopher. Et d'un autre de ses membres, Xavier Jamaux, qui officie désormais sous le nom de Bang Bang. Vous vous souvenez peut-être également de Tokyo Eyes, l'excellent film de Jean-Pierre Limosin, dont il a composé la bande originale, ou de Je T'Aime Je T'Aime (2000), premier album remarqué. Que de références, mais si l'on sent la french touch un peu moribonde ces temps-ci, Silicone n'échappe pas à la règle. Ce disque, qui évoque les univers romanesques de Bret Easton Ellis ou Don De Lillo ("Silicone for the soul/Rhythm for the heart/Medecine for the sins/And pills for the thrill"), sonne déjà un peu daté. La production, trop light, ne sert pas vraiment les quelques bonnes idées de ce mélange de house et de disco sampler une énième fois Marvin Gaye sur I Don't Care ne faisant pas partie de la première catégorie. Description du monde moderne artificiel, Silicone s'avère artificiel lui-même. Le genre de disque qu'on écoute avec bonheur sur un dancefloor, mais ça s'arrête là.
Gilles Duhem
MAGIC RPM  #76
article extrait de :
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