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Les pianistes Francesco Tristano et Rami Khalifé font figure
de bêtes curieuses dans le milieu un peu étriqué de la musique classique.
Reconnus comme des concertistes hors pair par un microcosme qui ne prise guère
les débordements, leurs fréquentes incursions vers l'improvisation, le jazz et
la musique électronique, intriguent et déstabilisent. Une démarche accentuée
sur le lieu de leur rencontre, la très sérieuse Juilliard School de New York…
La Grosse Pomme étant ce qu'elle est, on devine qu'un tandem de mélomanes en
quête de nouveauté, ne pouvait éviter les convulsions synthétiques qui
rythmaient ses folles nuits à l'aube de l'an 2000. Ils y étaient bientôt
rejoints par Aymeric Westrich, le batteur de Cassius.
Immersion ! Pour cause d'emplois du temps chargés, cinq ans passeront avant qu'Aufgang ne voit le jour au fameux festival barcelonais, Sónar. Comme le dit si bien Francesco Tristano, “il ne faut pas oublier que le piano est aussi une machine”. Exécutant leurs boucles organiques avec un sens de l'attaque et une précision du toucher étourdissants, ces virtuoses se livrent à une succession d'éblouissants grands écarts et d'acrobaties mélodiques, slaloment entre abstrait et figuratif, sans se soucier des satanées cloisons censées isoler les genres.
En une heure chrono, le trio transcende (perce) la musique contemporaine (Channel 8), la techno (Sonar), l'ambient mélancolique (Prélude Du Passé), la bande originale de film (Channel 7, Barock), la french touch (Good Generation), le modernisme de l'Innerzone Orchestra (3 Vitesses), et se fend d'un projectile dancefloor (le diabolique et viral Aufgang), qui, sans doute, chauffera à blanc les pistes de danse intelligente. Vous vous demandiez ce que les extrêmes pouvaient avoir à gagner en optant pour l'échange et le métissage ? Le premier album d'Aufgang, brillant de bout en bout, en fait une magistrale démonstration.
Immersion ! Pour cause d'emplois du temps chargés, cinq ans passeront avant qu'Aufgang ne voit le jour au fameux festival barcelonais, Sónar. Comme le dit si bien Francesco Tristano, “il ne faut pas oublier que le piano est aussi une machine”. Exécutant leurs boucles organiques avec un sens de l'attaque et une précision du toucher étourdissants, ces virtuoses se livrent à une succession d'éblouissants grands écarts et d'acrobaties mélodiques, slaloment entre abstrait et figuratif, sans se soucier des satanées cloisons censées isoler les genres.
En une heure chrono, le trio transcende (perce) la musique contemporaine (Channel 8), la techno (Sonar), l'ambient mélancolique (Prélude Du Passé), la bande originale de film (Channel 7, Barock), la french touch (Good Generation), le modernisme de l'Innerzone Orchestra (3 Vitesses), et se fend d'un projectile dancefloor (le diabolique et viral Aufgang), qui, sans doute, chauffera à blanc les pistes de danse intelligente. Vous vous demandiez ce que les extrêmes pouvaient avoir à gagner en optant pour l'échange et le métissage ? Le premier album d'Aufgang, brillant de bout en bout, en fait une magistrale démonstration.