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Mais souffler le chaud et le froid serait trop convenu, alors Anstam affole ses violons et fait flipper ses flûtes (l'effrayé Black Frieisan Monoliths). Injectant des réminiscences industrielles, trafiquant le dubstep et se souvenant de la techno dite “intelligente”, Anstam trouve le temps de fumer les ambitions de Squarepusher en trois minutes et vingt secondes avec Handsome Talks The Talk, qui mêle, entre autres, échos de BPM au taquet, breaks IDM, soli de batterie jazz et… silences. Le vide et le non-dit sont d'autres armes du mystérieux Berlinois, aussi à l'aise dans l'avalanche de rythmes que dans le flou et la légèreté ; citons le piano vaguement jazz et le souffle de fréquences de Statical, ou les cordes majestueuses du conclusif Say My Name, atteignant les hauteurs liturgiques de My Downfall (2007) de Venetian Snares. Tout à la fois héritier des défricheurs de chez Rephlex ou Planet Mu, cousin un brin plus dark de Pantha Du Prince et frère d'âme de Mondkopf, Anstam signe une œuvre hautement recommandable à tous les claustrophobes masochistes. Et ils sont nombreux.
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