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Il sonne comme régénéré, à nouveau gamin et en accord avec les fondements du travail de Méliès, mais aussi du merveilleux Hugo Cabret de Martin Scorsese, qui rend hommage au cinéaste français : il est nécessaire de rester magique pour supporter la vraie vie. Autrement dit, les gens vieillissent quand ils arrêtent de s’amuser. Tout à fait interpellé par les séquences hallucinogènes de ce voyage lunAIR, où des champignons géants en carton-pâte côtoient des astronautes avec haut de forme, redingote et parapluie en guise de combinaison spatiale – un bazar qui rappelle les pochettes de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band (1967) des Beatles ou Their Satanic Majesties Request (1967) des Rolling Stones, le duo conçoit une bande-son ouvertement psychédélique. Elle est parfois surf et ponctuée par la voix elle-même étrange de Victoria Legrand de Beach House (Seven Stars). L’objectif lune est donc atteint : cette musique décolle absolument, et sa fantaisie est irrésistible.
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