- Tous
- Chronique d'album
-
Interviews
A lire
- Tous
- Chronique d'album
- Interviews
Dès les premières mesures, on est embarqué par ces fascinantes voix angéliques et spatiales – rappelant celles de Julee Cruise, Lætitia Sadier ou encore Barbara Gogan (The Passions) –, filant, fusant, tournoyant et plongeant au gré de leur fantaisie, comme des oiseaux libérés dans l'enceinte d'un grand édifice, hanté par le fantôme des Cocteau Twins… Mais ces sirènes-là ne cherchent point à leurrer, ni à endormir, elles auraient même tendance à donner des fourmis dans les jambes. Avec beaucoup d'habileté et d'astuce dans le domaine de la transition et de la bifurcation, A Sunny Day In Glasgow louvoie entre progression battlesienne (Failure), ballades en apesanteur (Close Chorus, Blood White, Ashes Maths) ou métronomiques (Passionate Introverts (Dinosaurs), The White Witch) et tentations dancefloor (l'irrésistible Shy, Nightime Rainbows, Headphone Space).
À des années-lumière de lénifier dans la posture “contemplation de chaussures”, ces Américains nous expédient dans les étoiles et signent un dream movie de soixante (bonnes) minutes, aérien, ouvragé, évocateur, sensuel et duveteux, qui, à l'approche des morsures de l'hiver, procurera aux plus frileux une luxuriante, réconfortante et douce chaleur. À propos, un terme anglo-saxon résume parfaitement la réunion de tous ces paramètres : Lush !
Les 20 derniers articles ( Chronique d'album )
-
My Bloody Valentine EP's 1988-1991 / Isn't... chronique d'album
-
The Magnetic North Orkney: Symphony Of The... chronique d'album
-
Kevin Tihista's Red Terror On This Dark Street chronique d'album
-
Principles Of Geometry Burn The Land & Boil The... chronique d'album